Liste d'auteurs qui m'ont beaucoup touchée dans leurs approches de la vie:

 

Luis ANSA:

-Les 7 plumes de l'Aigle

-Le secret de l'Aigle


Don Miguel RUIZ:

-Les 4 accords Toltèques

-La maîtrise de l'Amour

-Au-delà de la Peur

-Le cinquième accord Toltèque

Eckhart TOLLE:

-Le pouvoir du moment présent

-Nouvelle Terre

-L'Art du calme intérieur

Neale Donald WALSH:

-Conversation avec Dieu 1

-Conversation avec Dieu 2

-Conversation avec Dieu 3

Red HAWK:

-L'observation de Soi

Katie BYRON:

-Aimer ce qui est

Yolande DURAN SERRANO:

-Le silence qui guérit

Betty:

-La fraîcheur de l'instant

Daniel MORIN:

-Maintenant ou jamais

-Où est le problème

Tony PARSONS:

-Tout ce qui est

-Ce qui est

-Cette liberté

Extraits de textes:

Les 4 accords toltèques ( Don Miguel Ruiz)

 

Que ta parole soit impeccable.  

Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole contre toi-même, ni pour médire sur autrui.

 

Ne prends rien personnellement.

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

 

Ne fais pas de supposition.

Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs et besoins. Communique clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul cet accord peut transformer ta vie.

 

Fais toujours de ton mieux.

Ton mieux change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets.

Aimer la main ouverte

 

Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelée une histoire que j’ai entendue raconter cet été. « Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon, libéré, sortit de son cocon et battit des ailes mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante, c’est que c’est au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement. »

 

Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche. C’est un apprentissage qui a longuement cheminé en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience. J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime, parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder. Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix et sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j’impose mon désir ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures. Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu’un. Et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : « tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens, je suis responsable de toi. »

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime : « je t’aime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi ou tu peux développer la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t’aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai les larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer. Je répondrai, si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul. Je serai prête à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi. Parfois, je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas être irritée de nos différends, ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être. »

J’apprends à dire cela à ceux que j’aime et qui sont importants pour moi, que ce soit avec des mots ou par ma façon d’être avec les autres et avec moi-même. Voilà ce que j’appelle aimer la main ouverte. 

Je ne peux m’empêcher de mettre mes mains dans le cocon mais j’y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi.